Logo.png
 
parchment.png

Voici quelques éléments sur l’histoire de la Saga d’Oraklys. Prenez le temps de les lire avant de vous plonger dans l’aventure grandeur nature afin d’en apprécier pleinement le scénario. Activez le bouton "lecture" en haut à gauche de votre écran pour lancer la bande son et laissez vous porter par ces quelques lignes….

Histoire

parchment-top.png
parchment-bot.png

      Oraklys est un Royaume qui s'est construit au fil du temps. La région Mère d'où tout est parti, est la région de Kerskalys, berceau de l'unité des peuples qui acceptèrent de s'unir sous la bannière de la famille de Lurkes. Ces derniers, de générations en générations, parvinrent à faire d'Oraklys un grand Royaume uni où chaque région, fief, bourgade, religion avait sa place. Au fil du temps, les choses se détériorent... Les villes de Veole-Psiria ou de Listferian prirent leurs distances pour finalement rompre leurs pactes de vassalité. Les Duchés Libres bien qu’autonomes ne parvinrent jamais à faire la jonction avec le Royaume et préservèrent avec force leur liberté. L'unité du Royaume ne semblait pas vraiment tenir et même les Orks Noirs, peuple pacifié par la force, semblait montrer des signes de rébellion.             

     Puis vint le mal absolu... Une armée terrifiante déferla sur le Nord, au delà des montagnes Morkenabys. Les soldats chaotiques massacrèrent les villages, les cités, réduisant en cendres la terre, les constructions et les habitants. L’armée de Darkalym était là, menée par l'effroyable Korvus Klaine. Une guerre de défense terrible s'engagea alors. Les forces de Bret-Karan furent les premières à répondre à l'appel, fidèles alliés de la Couronne depuis toujours. Les Orks Noirs défendirent également leurs montagnes dans un premier temps pour finalement trahir plus tardivement Oraklys. Gaïraan se tint comme à son habitude loin des conflits ou des intérêts d'Oraklys. Le peuple de Gaïraan menait déjà depuis des années leur propre guerre contre les Krestois, un peuple sauvage venu lui aussi du Nord. Une guerre sans relâche concentrée elle aussi sur la partie Est des montagnes de Morkenabys.

     Depuis cinq ans, la guerre était contenue dans les montagnes mais elle était là, aux portes du Royaume, dans le coeur de chaque homme et de chaque femme. On s'activa à échafauder mille stratégies et scénarii probables quant aux opportunités de défaire l'ennemi, sur la façon d'amasser les troupes aux pieds de la Montagne, finalement la meilleure gardienne du Royaume. C'était sans compter sur la traîtrise de Veole-Psiria, la Cité des escrocs, des assassins et des voleurs... Menés par Ziari Soya, la dirigeante de la ville maudite, les équipages mirent leurs navires au service de Darkalym, contournèrent les terres et débarquèrent en force en Kerskalys, sur les terres de la famille royale d'Oraklys...

     La surprise fut totale... La désorganisation était palpable mais chaque habitant comptait sur les forces armées de la ville de Kerstal, qui sauraient résister à l'envahisseur. Beaucoup d'espoirs furent portés en la personne de Ordan Loefchael, Héros de la Cité et défenseur du Royaume. A la tête de la Légion Royale on s'attendait à ce qu'il défende âprement la ville de Kerstal. Cela ne dura qu'un temps car au plus fort de la bataille, le Héros du Royaume, Ordan Loefchael ouvrit les portes de la Cité aux armées de Darkalym afin disait-il "de préserver les habitants et d’arrêter de faire couler le sang". Ce fut ce qui précipita la chute de la Cité alors que sa conquête par Darkalym n'était pas si évidente… 

     Kerstal fut prise et l'envahisseur s'en donna à cœur joie. La famille Royale fut exécutée sur les murailles de leur Citadelle. Nombre d'atrocités furent commises. La ville faillit partir en cendres si Jehan de Saltoy, évêque de Kösme, n'était parvenu à arrêter le génocide et n'était parvenu à arracher un accord avec les belligérants. C'est indéniablement lui qui sauva d'un massacre la ville toute entière. Et bien qu'il parvint à un accord avec l'occupant, bon nombre de Kerstallois avait péri auparavant dans d'atroces souffrances.​

     Depuis trois jours la ville est prise. Les habitants tentent de survivre au milieu des morts et des ruines et vont devoir composer avec le Mal qui domine. Les quelques rares qui s’opposèrent aux forces en présence en payaient le prix fort. L'occupant est par trop puissant et il n'est pas question à cette heure d'imaginer le défaire. Tout le monde en a pris désormais la mesure. Il faut maintenant s'inventer une nouvelle vie, survivre dans ce monde sombre et corrompu, trouver une autre voie et peut être un jour faire jaillir la Lumière. 

     Les forces de Darkalym, quand à elles, occupent la place mais ne semblent pas totalement jouir de leur position dominante. Un certain nombre d'entraves semblent contrecarrer leurs desseins.

Préambule

 
parchment-top.png
parchment-mid.png

Amis lecteurs, ce résumé scénaristique vous conte l’histoire écrite par les participants du premier opus de la Saga d’Oraklys. Ces péripéties ne couvrent pas tout ce qui se déroula au sein de la cité de Kerstal en ce mois de septembre 851 mais l’équipe d’organisation fait le choix de la transparence quant à une partie d’entre elles afin que chaque participant, nouveau ou ancien, puisse toucher du doigt la légende qui s’écrit. Notre plume se veut aussi neutre que possible dans la mesure où rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir en Sias’ganor, il n’y a que le mal qui est absolu.

 

 

Le Feu... partout dans la ville. Les cendres, le fumet des cadavres calcinés. L'odeur du sang et des chairs dispersées ça et là... Le bruit des occupants qui prennent place en la Cité de Kerstal. Le cri des enfants qui se sont tus, égosillés ou égorgés... la fumée partout, irrespirable, âcre et chargée de mort. La présence des disparus, partout. Kerstal n'est que l'ombre d'elle même. Mais elle se réveille doucement... meurtrie... violée dans son âme. Blessée, révélant ses cicatrices à nue. Partout les pierres roulent pour mourir dans un tas de décombres et de gravats. Les demeures s'écroulent sur elles mêmes... L'envahisseur est là et désormais et il est le maître incontesté de la Cité. Il va falloir survivre au milieu des ruines. Se relever... pleurer ses morts... et vivre... Vivre tant bien que mal... survivre et relever la tête... Le sang encore collé aux tempes… Kerstal a été vaincue... Mais elle n'est pas défaite... la vie par bribes se rassemble et tente de se frayer un nouveau chemin à travers les ruines, le feu, les fumées et le sang.

La décision d’Ordan Loefchael mit un terme aux combats qui faisaient rage pour la prise de la ville. Nombre de ses habitants, dont la quasi totalité de la famille royale, furent exécutés après sa capitulation et cette décision fut très lourde de conséquences. Son alliance inconcevable avec Darkalym l'avait rendu extrêmement impopulaire auprès des habitants de Kerstal. Balmora Klegane, un des généraux de l'armée de Darkalym et nouveau maître de la Cité, lui confia de surcroît le rôle de gardien de l'ordre de la nouvelle cité de Kerstal et lui confia même une armée d'occupation pour parvenir à ses fins. Ainsi, l’ancien général en chef des armées, héros du Royaume, était devenu son bourreau au service du Mal. Mais il disparut soudainement aux premiers jours de l’occupation. D’aucun lui attribuèrent les restes très parcellaires d’un corps abîmé par des pratiques rituelles et peu reconnaissable retrouvés aux pieds des murailles mais rien n’était moins sûr, tant et si bien que beaucoup pensaient au contraire que l’ancien chevalier de Kerstal devenu un couard avait pris ses jambes à son cou.

Dans les heures qui suivirent, l‘évêque de Kösme, Jehan de Saltoy, parvint à modérer les actions de l’envahisseur en évitant de nombreux nouveaux massacres et exactions parmi la population de la cité. L'homme était peu habitué à de telles fonctions mais il sembla qu'il eut trouvé un stratagème efficace qui forçait l'ennemi à devoir composer avec l'Eglise de Kösme. Il parvint à maintenir un groupe religieux autour de la petite chapelle de Karsakyl, un des rares bâtiments de la ville encore debout au lendemain du désastre. Bien au-delà de ces considérations diplomatiques, les fidèles purent constater avec stupéfaction que cette chapelle était devenue un véritable refuge, le seul havre de lumière intramuros susceptible de tenir l'armée de Darkalym à distance, les quelques envahisseurs de l'armée qui tentèrent de s’y introduire ayant été repoussés par un affreux mal, le visage en sang.

 

À l’issue de cette démonstration de puissance, alors certains retrouvaient Foi en Kösme, la plus lumineuse des trois soeurs, les plus pragmatiques s’accordaient à dire qu’un accord avait été trouvé entre Balmora Klegane et l’évêque. Quelle qu’en fût la raison, elle ne fut sans doute pas du goût de son maître, Korvus Klaine, qui n'apprécia que peu ce manque de fermeté envers les Ominums et le destitua honteusement le surlendemain en place publique. Klaine nomma alors l’un des bras droits de Klegane pour lui succéder, Gabriel le sinistre. Un gouverneur ominum fut nommé concomitamment afin de régler les affaires courantes de la Cité sous la houlette de l’envahisseur. Personne ne fut surpris que la charge revienne au dénommé Zelos de Veole-Psiria, un des fidèles de Ziari Soya, maîtresse incontestées de l’île. Tous deux, dirigèrent la ville ensemble durant un mois. Ce fut une période de calme apparent durant laquelle un semblant de vie pu reprendre tandis que des pillages et des exactions atroces continuèrent à avoir lieu en place publique sous l’autorité aveugle et sévère de Gabriel qui rassembla plus d’une fois les rescapés pour les faire assister à l’empreinte sanglante de son autorité. Nombre de vies furent ainsi encore perdues.

 

Aux premiers jours de l’occupation, une troupe d’exilés emmenée par Jehan de Saltoy et une partie du clergé de Kösme accompagnée de gens d’armes leur étant fidèles parvint à fuir la ville. Alors que l’on croyait la famille royale décimée, Balmora Klegane ayant exécuté lui-même la sentence en écorchant vifs la famille du bon roi Béortald avant de la pendre aux murailles de la cité desquelles il précipita également le jeune héritier, d’aucun affirme avoir aperçu Dame Celia entourée par la troupe, un lange dans les bras et la jeune Kerys de Lurkes sur ses talons. Une communauté nomade de Tergavalis rejoignant la capitale du royaume en ces temps troublés évoquera plus tard des rumeurs faisant état d’un exil vers la cité de Roc Karast pour tenter de franchir le Klève et entrer ainsi en Bret-Karan. Toujours fut-il que certains habitants commençaient à regretter le départ du providentiel clergé et certains se sentirent abandonnés, livrés à eux-mêmes. Ils se tournèrent alors massivement vers l’Archi-Prêtre Antonin de Blahme qui prit l’office au sein de la chapelle de Karsakyl. D’autres perdirent définitivement foi en la religion.

 

Dans ce contexte délétère chacun tenta de reprendre les activités du quotidien, de renouer les desseins de la famille ou du clan. Fidèles à leurs traditions, les Qara’qan survivants se tinrent en marge des rivalités naissantes sur les cendres de la cité, s’adonnant à leurs pratiques antédiluviennes pour honorer la vie et donner ainsi naissance à de providentielles semences d’Ustizia. Les Empyris, eux, semblaient  grandement préoccupés par des querelles intestines, toujours à la recherche de leurs origines et d’un sang à la hauteur de leur avenir. La délégation de Listférian vu disparaitre le grand armateur Sanka Bellamy alors qu’il était venu en Kerskalys pour y faire du négoce avec la famille royale. Proches de la nature, les voyageurs de Gaïraan furent aperçus aux abords du Bois sacré avant, semble-t-il, de parvenir à y pénétrer, parvenant à accomplir ainsi un miracle jusqu’ici resté pourtant hors de portée du puissant Darkalym. Le duché d’Edell, quant à lui, s’est illustré par sa capacité d’adaptation à la situation, démontrant un talent inégalé pour la survie dans ce fresque d’apocalypse, au prix toutefois d’un manque de vigilance l’ayant conduit à attiré un de ses vieux démons jusqu’en ces terres déjà si affligées.    

 

Après un long mois passé à occuper la cité, les armées de Darkalym quittèrent précipitamment la ville pour le Nord de Kerskalys ravageant tout sur leur passage, afin d’y porter, jusqu’à ce jour, le siège de la forteresse de Roc Karast, dernier rempart des Ominums sur la rive sud du fleuve. Cela fait désormais une année que l'envahisseur quitta la cité et que le gouverneur Zelos et les gens de Veole-Psiria maintenaient l’ordre à Kerstal de façon précaire, sans la présence des Darkalyms. Le gouverneur dû composer au quotidien avec les rares forces en présence, faire des concessions et diriger ainsi la ville avec davantage de négociation qu’avec l’autorité ferme de l’occupant aveugle. La population put respirer peu à peu, après les souvenirs douloureux des premiers temps d'agonie et de terreur bien qu’elle dut également apprendre à vivre sous l’influence des us et coutumes de Veole-Psiria. Dans ce contexte, certaines guildes marchandes de Listferian ou des Duchés libres commencèrent même à rétablir des accords commerciaux avec le gouverneur et, bien que la question de la nourriture restait encore tendue jusqu’à ce jour, la situation s’améliorait lentement.

 

Pour maintenir l’ordre et le semblant de prospérité en la cité de Kerstal, le gouverneur fut contraint de faire appel à une troupe de mercenaires extérieure qui s’était présentée aux portes de la Cité, quelques mois après la chute de celle-ci. La Compagnie des Griffards s’installa ainsi en ville. Mais depuis leur arrivée, la situation devint progressivement pesante, chacun parlant de plus en plus de leur main de fer et de l’ombre de l’injustice. 

 

Le commerce, la survie, la reconstruction essayent de se frayer un chemin au milieu de ce chaos hiérarchique, où chaque guilde, groupe, troupe, compagnie… essayent de bousculer son voisin pour imposer sa vision du monde. Finalement, Kerstal, meurtrie par la guerre, la domination provisoire des Darkalyms, l’autorité du Gouverneur pourtant mesurée et désormais la présence pesante de la Compagnie des Griffards, finit par ressembler de plus en plus à une ville livrée à elle-même ou chacun va devoir sa survie à sa débrouillardise, à beaucoup de résilience et à sa capacité à se faire des alliés. Certains prétendent que Kerstal est en train de devenir à l’image de Veole-Psiria...

De l'Opus 1 à l'Opus 2